Errance · Photographie Didier Carluccio
Didier Carluccio · Photographe depuis 1992
Le grand âge,
une œuvre en mouvement.
Depuis plus de trente-cinq ans, Didier Carluccio photographie les femmes et les hommes qui avancent dans le grand âge.
Un travail commencé en 1992, poursuivi aujourd’hui dans les établissements et appelé à vivre à travers de nouveaux reportages, des expositions et la transmission de ses archives.
Les origines
Tout commence en 1992.
En 1992, Didier Carluccio commence à photographier les personnes âgées dans les maisons de retraite.
Il y découvre des femmes et des hommes que l’on regarde trop peu. Des personnalités entières, des visages marqués par une vie, des gestes, des habitudes et des histoires que le temps n’a pas effacés.
Didier ne cherche ni à embellir la vieillesse ni à en masquer la réalité. Il photographie les personnes telles qu’elles sont, avec leur dignité, leur fragilité, leur humour et leur singularité.
Les reportages se succèdent. D’un établissement à l’autre, les rencontres deviennent le fil d’un travail au long cours. Sans qu’il soit encore possible d’en mesurer l’ampleur, une mémoire photographique du grand âge commence à se constituer.
Au commencement, il n’y avait pas encore un projet de trente-cinq ans. Il y avait des rencontres, des visages et l’envie de leur accorder toute la place.
1992
Le début d’une aventure photographique
Des rencontres
Dans les maisons de retraite
Un regard
Porté sur chaque personne
Un travail au long cours
Trente-cinq ans au plus près du grand âge.
Des milliers de rencontres, dans des établissements partout en France, ont peu à peu dessiné une œuvre consacrée aux personnes âgées.
Pendant toutes ces années, Didier Carluccio est entré dans le quotidien de celles et ceux que l’âge avait souvent éloignés des regards.
Chaque établissement est un nouveau lieu, chaque personne une rencontre différente. Il faut prendre le temps d’arriver, d’observer, d’écouter et de laisser la confiance s’installer.
Certaines photographies naissent dans un studio installé pour la journée. D’autres apparaissent au détour d’un couloir, pendant un repas, une conversation, une attente ou un éclat de rire.
Didier photographie ce qui est là : la présence d’un visage, la force d’un caractère, une solitude parfois, mais aussi le désir de rire, de plaire et d’être encore pleinement regardé.
Au fil du temps, les reportages sont devenus une œuvre. Mais devant chaque personne, la photographie recommence comme au premier jour.
35+
Années de rencontres et de reportages
200 000+
Portraits réalisés
France
Des établissements et des histoires singulières
Au fil des années, les photographies sont devenues une mémoire. Reste maintenant à la préserver et à la transmettre.
Continuer vers la transmissionLa transmission
Le temps de la transmission.
Au fil des années, les photographies sont devenues une mémoire. Une mémoire qu’il faut désormais préserver, retrouver et partager.
Didier CarluccioMoi aussi,
j’ai vieilli.
Derrière chaque image demeure la trace d’une rencontre.
Négatifs, planches-contact, tirages, CD et fichiers numériques composent aujourd’hui un fonds photographique considérable. Ces supports ont traversé les années, les déménagements et les transformations de la photographie.
Beaucoup de ces images n’ont pas été revues depuis leur première exposition. Certaines attendent encore de retrouver un établissement, une famille ou une histoire.
Le projet Mémoire retrouvée est né de cette nécessité : identifier les lieux photographiés, préserver les archives et permettre à ces portraits de rencontrer à nouveau celles et ceux auxquels ils appartiennent.
Cette transmission passera aussi par de nouvelles expositions, par le récit de ces années sur les routes et, demain, par un livre capable de réunir les images et les histoires qui les accompagnent.