Pendant longtemps, j’ai photographié des gestes que l’on pourrait simplement appeler des gestes d’aide. Se lever, marcher, tenir un bras, accompagner un déplacement.
Mais dans une photographie, le risque est immédiat : que le déambulateur, le fauteuil ou la main du soignant finissent par raconter toute l’image. Que la dépendance prenne tellement de place qu’elle fasse disparaître celui que l’on photographie.
Ce qui m’intéresse est ailleurs. Dans l’effort, dans le regard, dans la relation qui s’installe, parfois dans cette part d’autonomie qui demeure au cœur même de l’accompagnement.
